Bilan d’orientation : à quoi ça sert ? Pour qui ?

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Bilan d’orientation : à quoi ça sert ? Pour qui ?
Marie Ange, professionnelle dans le bilan d’orientation, nous explique

Choisir des études, se diriger vers un secteur d’activité, s’orienter vers un métier, changer de voie professionnelle… le bilan d’orientation peut être un dispositif pour vous aider et vous réconforter dans vos choix. Pour Emploi et nous, Marie Ange, professionnelle du bilan d’orientation, nous explique et vous conseille :

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J’ai eu plusieurs métiers : développeur logiciel dans l’industrie pendant 20 ans puis conseillère et formatrice depuis 12 ans.

J’ai fondé CAMINANDO ONLINE cette année car je suis convaincue que « trouver sa place » professionnellement est une des clés de l’épanouissement personnel ! Je veux donner cette opportunité à tous !

Le bilan d’orientation, c’est quoi ?

Bien s’orienter, c’est très personnel et cadrer dans le temps ; on peut s’épanouir dans des métiers totalement différents à des moments de la vie où l’on a davantage besoin de l’un ou l’autre des aspects de ces métiers. Par exemple, j’ai adoré concevoir des programmes parce que cela satisfaisait pleinement l’expression de ma créativité et mon côté introverti. Ensuite, j’ai eu besoin de davantage de relations et envie d’aider les autres : je me suis donc lancée dans le conseil et la formation. C’est une consultante qui m’a aidée (en 97, je lui avais dit que j’adorerais faire son métier!), car prendre du recul seul pour analyser ses besoins, ses valeurs et se projeter est possible mais la neutralité bienveillante du conseiller reste un atout majeur pour faire un choix réaliste et constructif.

Faire un bilan c’est faire l’inventaire de ses intérêts, de ses valeurs, de sa personnalité, de ses connaissances et de ses savoir-faire. L’analyse de ces données permet d’émettre des hypothèses professionnelles (pistes de filières et/ou de métiers) que la personne ira vérifier en se documentant, en enquêtant ou encore mieux en s’immergeant dans le milieu pour pouvoir faire son choix, choisir le métier, le poste ou l’entreprise où elle se sentira « à sa place » à cet instant de sa vie. Le choix est impliquant car c’est un renoncement, mais il n’est pas définitif ni figé : chaque projet mûrit en chemin, s’affine et rien n’empêche d’en reconstruire un tous les 5 ans !

Le bilan d’orientation peut être scolaire ou professionnel, la démarche et la même mais l’approche et les outils utilisés seront bien sûr différents. On peut en faire un quelque soit son âge (à partir du collège jusqu’à 77 ans!), sa situation (étudiant, salarié, demandeur d’emploi…) et ses objectifs (trouver « sa voie » ou son premier emploi, changer de métier ou d’entreprise, évoluer, créer son entreprise ou même préparer sa retraite !) : les coûts et les modalités de prise en charge sont cependant très différents en fonction de ce statut.

Quelles sont les étapes du bilan d’orientation ?

Dans le cadre d’un bilan de compétences, la démarche est cadrée par la Loi, se déroule en 3 phases (préliminaire, investigation, conclusion), en 24 heures maximum et en face à face.

Le bilan professionnel ou d’orientation est plus souple sur les modalités (il peut se faire en groupe ou à distance) et la durée (il peut durer moins de 24 heures mais si on vous propose un bilan en 3 heures, c’est du charlatanisme!) mais respecte généralement les 3 phases :

  • Durant la phase préparatoire, il s’agit de définir les besoins du bénéficiaire, ses attentes en terme de résultats, bien lui expliquer ce qu’est et ce que n’est pas la prestation : en effet, certains bénéficiaires espèrent entendre « pourquoi ils sont faits » ; or, le conseiller n’est pas voyant, c’est à l’individu qu’il appartient de faire ses propres choix ! Lorsque les deux parties se sont entendues, on peut contractualiser l’accompagnement… ou s’arrêter là !
  • La phase d’exploration, la plus longue, consiste à faire l’inventaire des données personnelles et professionnelles du bénéficiaire (intérêts, valeurs, savoir faire, connaissances, personnalité, freins) ; on peut le faire à l’aide de tests (attention aux tests « bidons » proposés par des sites peu scrupuleux et n’ayant aucune validité scientifique), de questionnaires d’auto-évaluations ou mixer les deux. A chaque test ou questionnaire, il est fondamental d’avoir un échange avec le bénéficiaire. En effet, il ne s’agit en aucune manière d’étiqueter la personne mais d’avoir une base fiable pour fonder les hypothèses professionnelles.
  • La phase de préconisations consiste à proposer au bénéficiaire des pistes professionnelles correspondant à ses résultats et à ses attentes au regard du marché du travail et ce qui a été contractualisé. On peut également lui remettre une liste de sources d’information (informations métiers, formations, offres d’emploi…) qui lui seront nécessaires pour avancer dans son plan d’action. Un document de synthèse, écrit, peut être remis au bénéficiaire. Les résultats de ces tests doivent également lui être restitués. Attention : le bilan, stricto sensu, s’arrête là ! Pour être accompagné dans la construction des étapes de son projet, et dans la réalisation de son plan d’action, c’est un travail complémentaire et très différent qui sera mis en place.

Comment accompagnez-vous les jeunes et les demandeurs d’emploi dans leurs orientations ?

Personnellement, j’accompagne tout le monde : jeunes et moins jeunes, demandeurs d’emploi, salariés ou retraités, pas de discriminations !

J’ai la chance d’avoir travaillé avec tous les publics depuis 12 ans et de pouvoir m’adapter aux spécificités de chacun pour individualiser chaque prestation, sans présupposé. J’adapte également ma méthode et mes outils à l’individu, pour qu’il se sente en confiance, disponible et détendu : je peux ainsi proposer des bilans en individuel ou en groupe, à domicile ou sur le lieu de travail, en face à face ou à distance, pendant ou hors temps de travail (le dernier bilan que j’ai effectué s’est déroulé exclusivement le soir et le week end, par Skype car mon bénéficiaire travaillait beaucoup et ne souhaitait pas empiéter sur son temps de travail).

Les outils sont également choisis en accord avec le bénéficiaire : certaines personnes sont complètement réfractaires aux tests, dans ce cas pas la peine d’insister, les résultats ne seront pas du tout significatifs ! J’ai à cœur de proposer à tous cette opportunité de choisir sa meilleure orientation, c’est donc avant tout l’humain qui m’intéresse et que je mets au centre de la démarche.

Chaque rencontre est unique et la plus belle récompense est d’apprendre qu’un ancien bénéficiaire a réussi et continue son chemin ! Je propose des bilans, la construction du projet, l’optimisation de la recherche d’emploi mais aussi, depuis peu, un accompagnement dans l’atteinte des objectifs (coaching) car la partie « technique » du conseil ne permet pas toujours de lever des freins d’ordre environnementaux ou comportementaux ancrés depuis longtemps. Il existe des prises en charge financières pour certains publics mais malheureusement pas pour tous ; pour permettre au plus grand nombre de bénéficier de mes services, j’ai réduit les coûts au maximum (je facture les tests à prix coûtants par exemple) et j’applique des tarifs réduits aux 16-25 ans et aux demandeurs d’emploi. Je donne également des conseils téléphoniques pour 0,99€ la minute (et j’essaie de ne pas être trop bavarde !). Je crois fondamentalement dans les possibilités de chacun et je souhaite que chacun puisse s’épanouir en faisant comme le tournesol : s’orienter toujours vers ce qui est bon pour soi !

Plus d’information : www.caminando-online.fr / ceemee.fr/marie-ange-lorientation

Interview bilan d’orientation par Emploi et Nous www.emploietnous.fr

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