Parcours atypique

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Parcours atypique
Valery Vuong a osé reprendre ses études afin de pouvoir évoluer professionnellement

Reprendre ses études ? Dur dur ! Par moment et surtout afin de pouvoir évoluer, changer de poste, se réorienter… il est préférable et conseillé d’obtenir d’avantage de qualifications. Il existe plusieurs formations professionnelles ou des dispositifs pour les faire valoir. Valery pour Emploi et nous, nous raconte son parcours atypique !

Qui êtes-vous ?

Je m’appelle Valéry Vuong, j’ai 36 ans, et je suis actuellement cadre dans l’exploitation ferroviaire. Cet emploi est l’aboutissement de 15 ans d’expérience dans le domaine des transports et de la logistique.

Mon parcours est principalement marqué par la volonté, en parallèle de mes activités professionnelles, de poursuivre des études. Celles-ci m’ont donné l’opportunité de gravir les échelons dans les entreprises qui m’ont accueilli. Année après année, je suis passé de technicien, à agent de maîtrise, puis à cadre.

Ce parcours diversifié m’a également permis de bien connaître les ressources offertes par le système scolaire, j’ai en effet suivi des études de nature et niveaux variés:
Des études courtes (BTS transport), en alternance (maîtrise en logistique), en cours du soir au CNAM (DESS Développement des systèmes d’organisations) et au sein d’ une grande école, l’École Nationale des Ponts et Chaussées (Mastère Spécialisé Systèmes de transports ferroviaires et urbains).

Vous avez fait un BTS transport, pourquoi vous vous êtes orientés vers ce secteur ?

A mes yeux, les transports représentaient une activité centrale de l’économie, indispensable au fonctionnement de notre société tant pour les entreprises que pour les citoyens.
Mon choix d’aller vers ce secteur dynamique, et en expansion avait été dicté tant par mon attirance pour les différents modes de transports que par mon envie pragmatique de trouver rapidement un emploi, puisqu’à l’époque, en 1996, le taux de chômage était déjà élevé.

Concernant mon orientation, en toute franchise, elle découlait d’une vision personnelle, sans recours au conseil d’orientation de mon lycée.

Vous avez ensuite fait une maîtrise dans la logistique en alternance, pourriez-vous nous en dire plus ?

Après avoir obtenu le BTS Transport, j’ai été, durant 18 mois en charge de réaliser les plannings et d’encadrer une vingtaine de chauffeurs routiers à la Compagnie Nouvelle des Conteneurs.
J’ai eu envie d’évoluer en prenant de nouvelles responsabilités, j’ai donc décidé de poursuivre des études sans quitter le monde du travail, la formation en alternance se présentait comme le meilleur compromis.

Durant deux ans, j’ai alterné, par période de trois semaines, des études à l’Institut Européen de Logistique de Promotrans et un emploi chez Air Liquide, en tant que chargé d’étude logistique.
La formation en alternance a le grand avantage de rendre concrètes les connaissances théoriques acquises « en salle », puisqu’elles sont rapidement confrontées à la réalité économique rencontrée en entreprise.

De plus la formation en alternance permet de s’assurer une rémunération, faible, mais facilitant le quotidien..

Vous avez fait un DESS Développement des systèmes d’organisations avec le CNAM, pourquoi et comment étiez-vous organisés ?

A l’époque j’étais planificateur chez Gefco une filiale du groupe PSA. Tous mes collègues planificateurs étaient cadres car ils possédaient des diplômes de niveaux Bac+5, tandis que moi doté d’un Bac+4, j’étais agent de maîtrise, tout en occupant le même poste.

J’avais l’objectif de passer au statut cadre grâce à l’obtention d’un Bac+5, en ayant comme contrainte « vitale » de ne pas diminuer mon salaire.

Le choix des cours du soir au CNAM pour obtenir le DESS Développement des systèmes d’organisations fut donc une évidence.

Les cours du soir fonctionnent par modules, donc ils permettent à chacun d’avancer à son rythme.

J’avais choisi de le réaliser ma formation en un an, donc j’avais cours trois soirs par semaine et un samedi matin sur deux. Je vous avoue que durant cette année-là, je n’ai pas beaucoup dormi et j’ai énormément couru pour être à l’heure aux cours ! J’en garde toutefois d’excellents souvenirs grâce aux enseignements et aux rencontres que cela m’a permis.

Une fois tous ces diplômes en poche, vous vous êtes retrouvé dans le secteur automobile. Mais vous avez voulu changer de secteur pour arriver dans celui du ferroviaire, expliquez-nous comment vous avez fait ?

Grâce au CNAM, j’étais cadre logisticien chez PSA, je me voyais réaliser toute ma carrière dans la même entreprise ou tout de moins dans le secteur automobile.
En 2007, j’ai eu un électrochoc, un grand plan de départ volontaire chez PSA, le secteur automobile allait mal. Deux choix se présentaient à moi, soit faire le pari que le secteur automobile retrouve de l’embellie à moyen terme, donc faire le dos rond, soit chercher un secteur d’activité porteur.
J’ai décidé de changer de secteur, je souhaitais une évolution proche de mes compétences et si possible au service de l’intérêt général. Le secteur ferroviaire répondait parfaitement aux trois critères, mais j’étais trop « marqué » par le secteur automobile et je n’avais pas de réelles compétences en ferroviaire. Une formation s’imposait pour pouvoir réorienter ma carrière.

J’ai choisi le mastère spécialisé Systèmes de transports ferroviaires et urbains de l’ENPC car ce Mastère est le fruit d’un large partenariat tant académique (École des Ponts ParisTech, ENSIAME, UTC, ENTPE), que professionnel (RATP, RFF, SNCF, Systra, Alstom, Ansaldo-STS, Bombardier, EPSF, FIF, Siemens, et de deux pôles de compétitivité, I-Trans et Advancity). Et qu’il offre donc une formation de très grande qualité et une vision complète du secteur. J’ai été tellement enthousiasmé par cette formation, que j’ai participé à la création de l’association des anciens élèves du mastère ferroviaire dont j’assure actuellement la présidence.

L’école Nationale des Ponts et Chaussées est reconnues comme une grande école. Elle est essentiellement connue pour ses formations d’ingénieur et des corps de l’État.

Elle offre également de nombreuses autres formations, continue, masters, mastère spécialisés, doctorale et MBA.
En tant que grande école elle offre à ses élèves, des enseignants et des intervenants d’une très grande qualité.

Quels conseils pouvez-vous donner à nos lecteurs ?

Je n’ai pas de conseils mais plutôt quelques enseignements :

  • Nous avons la chance d’avoir un système éducatif très riche mais malheureusement très mal connu.
  • Il n’y a pas d’âge et de motivation unique pour reprendre des études.
    La formation, quand on a déterminé son projet professionnel, est l’investissement le plus rentable que je connaisse.
  • Il existe un nombre infini de parcours possibles
  • « L’échec scolaire » est une notion relative, elle a lieu à un moment donné et dans un contexte donné mais ne constitue pas un constat immuable. A titre d’exemple, avant d’effectuer le parcours ci-dessus j’ai redoublé le CP, en raison de la barrière de la langue, et j’ai eu un bac STT ACC (G3). J’acquière encore chaque jour de nouvelles connaissances, et je suis persuadé qu’elles seront sources de nombreuses évolutions positives à venir.

Pour finir j’ai une citation que j’aimerais partager avec vous, elle est de Winston Churchill : « Là où se trouve une volonté, il existe un chemin ».

Merci à Emploi et Nous pour cette excellente initiative

Interview de Valery Vuong parcours atypique études réalisée par Emploi et Nous www.emploietnous.fr
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