Stress, organisation et affirmation de soi : conseils d’une professionnelle !

Stress

Stress, organisation et affirmation de soi : conseils d’une professionnelle !
Danièle Simon intervient auprès des dirigeants et des salariés, elle vous donne des astuces

Faites du stress un ami et non un ennemi ! Affirmez-vous professionnellement ! Gérer votre temps pour être plus efficace ! Pour Emploi et Nous, Danièle Simon, professionnelle, vous donne des conseils et des astuces pour vous aider dans vos activités professionnelles quotidiennes :

Sa présentation

Danièle Simon a une passion : les mots, la communication et les relations interpersonnelles. Son objectif : être un relais, un facilitateur, aider les gens à mieux se comprendre eux-mêmes et à mieux « fonctionner » entre eux, apporter du mieux-être et du « mieux vivre ensemble » dans l’entreprise…

A 22 ans, elle s’oriente vers le métier de traductrice-interprète puis se forme au yoga, qu’elle enseigne depuis plus de 20 ans… Elle poursuit par une formation à la relaxation et aux techniques de gymnastique « inter-active ». Cela la conduit progressivement à la psychologie et c’est ainsi qu’elle entreprend, voici 15 ans, une reconversion au métier de formatrice-consultante et, plus récemment, de coach (www.danielesimon.eu). Elle est l’auteure de Corps parlant, corps parlé », éd. Bénévent, 2006, et de « Stress, comment s’en faire un allié ? », éd. A2C Médias, 2011, réédité en 2012.

Pour Danièle Simon, l’entreprise ne « tourne pas rond », et cela demande un travail à la fois sur l’ensemble et sur chacun des rouages. C’est ainsi qu’elle fait de l’efficacité personnelle et professionnelle et de la prévention des risques psycho-sociaux son cœur de métier. Profession libérale depuis 1972, elle intervient dans ce qui touche au management (« fabriquer » la motivation, gérer les entretiens, les réunions…) et à la communication (prise de parole, affirmation de soi…). Elle anime aussi des stages de formation de formateurs. Suites de son premier métier, sa pratique courante de l’espagnol lui permet d’accompagner des clients dans un travail à l’interculturel avec des pays de langue espagnole.

Le stress au travail, comment en faire un allié et non un ennemi ?

Le STRESS, un mal du monde moderne ? Peut-être pas si j’apprends à mieux le gérer pour mieux l’utiliser…

Eliminer le stress est une utopie ! Réprimer le stress provoque une « surtension » ! Reste à apprendre à s’en faire un partenaire, à l’accueillir pour mieux le gérer et à utiliser l’effervescence qui s’empare de moi en cas de stress pour agir de façon plus juste et transformer mes tensions en motivations.

Comment faire du stress un moteur et non un bloquant ? La réponse en 10 points :

  1. Comprendre ce qu’est le stress (je ne peux gérer que ce que je comprends!) : le stress provoque une dépense d’énergie et implique donc une récupération ; la nature n’a pas prévu que je maintienne un fonctionnement sous stress » trop longtemps ; je ne peux dépenser mon énergie à fond perdu !
  2. Accepter que ce qui est mauvais n’est pas le stress (utile pour me préparer à l’action) mais la répression du stress, c’est-à-dire le stress qui n’est ni utilisé ni évacué
  3. Accepter que je suis responsable de mon stress et que l’autre ne gérera pas mon stress pour moi : même s’il est très désagréable de l’admettre, ce n’est pas la situation qui est stressante, c’est moi qui me stresse avec la situation ! Accuser l’autre, incriminer la vie actuelle, la crise soulage mais ne permet en effet pas de gérer quoi que ce soit…
  4. Reconnaître ce qui est cause de stress pour moi : le stress a besoin d’être reconnu ! Si je me dis « ce n’est pas grave », je ne reconnais pas que je suis affecté, je ne prends pas le temps de récupérer et j’arrive à l’épuisement sans comprendre pourquoi…
  5. Tenir compte des signaux d’alarme corporels qui me disent « attention stress » et dire STOP pour ne pas entrer dans une spirale infernale ! Cela demande de réapprendre à s’écouter et à ressentir ; palpitations, crispations, tremblements, etc sont autant de signaux à ne pas laisser passer…
  6. Après le STOP, revenir au présent, au réel et au corps : le stress ne se gère pas hier ni demain ; il ne se gère pas dans l’imaginaire… or quel stress parfois pour des peurs imaginées à cause d’un demain éventuel !
  7. Au niveau corporel : profiter de tout moment possible pour mettre mon corps en état de non tension et pour pratiquer la respiration abdominale ; prendre le temps de me recentrer après chaque mise en déséquilibre ; rester vigilant à ce que me dit mon corps, à mes gestes ; reconnaître les seuils à ne pas dépasser ; évacuer les trop plein (sport, activité-plaisir…) et me recharger en cas d’épuisement (sommeil, temps pour moi, relaxation, hygiène de vie, exercices énergétiques et d’ancrage,…)
  8. Au niveau du mental : être vigilant à mes pensées automatiques et ne pas rester prisonnier de mes pensées culpabilisantes ou dramatisantes ; dire stop à certains types de raisonnement car mon discours a des répercussions sur mon état intérieur (il vaut mieux par exemple parler de mes souhaits que de mes craintes !)
  9. Au niveau émotionnel : accueillir l’émotion au lieu de la refouler car l’acceptation et l’accueil sont nécessaires pour la transformer (le courage, par exemple, est une peur reconnue et transformée…)
  10. Diminuer la résistance, accompagner le mouvement et lâcher prise ; nager dans le sens du courant plutôt qu’à contre-courant… cela demande de faire le deuil de ce qui n’est pas comme je le souhaite et d’accepter ce que je ne peux changer : quand je ne peux changer une situation, il me reste à changer ma façon de la percevoir !

Prendre la parole devant un public, participer activement pendant une réunion, s’affirmer professionnellement… Quels conseils pourriez vous nous donner ?

En réunion ou pour présenter un projet devant un groupe, la parole se prend c’est un acte qui demande de se poser et de croire à ce que l’on va transmettre ! Cela suppose d’avoir quelque chose à dire, bien entendu, mais aussi et surtout d’être écouté, entendu et compris !

Un bon orateur n’oublie pas que la moitié de son impact vient de sa voix, de son attitude, de ses gestes, de sa façon d’être… Il sait que ce qu’il est parle plus que ce qu’il dit !

  • Il intéresse son public et fait preuve de conviction, ce qui implique qu’il ne lise pas ses notes ! Le langage parlé est plus vivant que le langage écrit…
  • Il sait faire de son trac un allié, un moteur, car c’est grâce à lui qu’il fera preuve de talent
  • Il ose s’affirmer : il sait que la confiance est dans le corps et assure sa stabilité physique (verticalité assumée…) et sa sérénité émotionnelle (respiration, ouverture…)
  • Il se prépare : il faut en savoir 10 fois plus que ce qu’on va dire !
  • Il fait preuve d’attention et adapte son vocabulaire à l’auditoire
  • Il utilise son regard : chacun a besoin de se sentir regardé !
  • Il a les gestes appropriés : attention aux gestes parasites ou de fermeture… faire des gestes amples !
  • Il articule bien, ne parle pas trop vite et pose sa voix en utilisant la respiration abdominale…
  • Il est bien enraciné et ne se dandine pas d’un pied sur l’autre : il vaut mieux « avoir les pieds sur terre » que « perdre pied » !
  • S’il est debout, il évite toute séparation entre lui et son auditoire et sait occuper l’espace ; il se déplace avec aisance de l’ordinateur à l’écran ou au paper board…
  • Il utilise des supports visuels adaptés : ni trop nombreux (5 ou 6 pour une prestation de 10 minutes) ni trop chargés (pas de phrases entières, juste des mots clés)
  • Et il ne saoule pas son auditoire en parlant trop longtemps !

3 questions à se poser avant de prendre la parole :

  1. Quel est mon objectif ? Il faut un objectif clair, exprimé en une phrase courte et précise.
  2. Quel est mon destinataire ? On ne s’adresse pas de la même manière à tout le monde et l’adaptation à notre public est essentielle !
  3. Quel est mon message ? Le message, c’est ce que je veux faire vraiment passer ; c’est en quelque sorte l’objectif adapté « à la sauce » du destinataire …

Une fois ces questions posées, noter ses idées en vrac puis structurer. Pour le développement, on peut utiliser un plan permettant de classer facilement ses idées : le plan F O A :

F pour les Faits, l’existant, la situation actuelle

O pour les Observations, les réflexions, le ressenti sur la situation

A pour les Actions à mener, les propositions, les remèdes

L’introduction : son but est bien sûr de présenter le sujet et le plan, mais aussi et surtout de « ferrer » l’auditeur… Rien ne sert d’avoir du talent au milieu de son discours si l’auditeur a décroché au début !

La conclusion : éviter le « voilà ! » trop fréquent… préférez-lui « merci de votre écoute ; si vous avez des questions, je suis prêt à y répondre… »

La gestion du temps et l’organisation est importante pour être plus efficace au travail. Quels astuces pourriez-vous nous donner ?

L’homme pressé n’est pas une fatalité… Gérer son temps demande d’avoir conscience du temps qui passe car nous ne manquons pas de temps, nous l’utilisons simplement plus ou moins bien ! Nous disposons chaque jour d’un « budget temps » et nous ne pouvons utiliser plus de temps que celui qui nous est affecté ! Bien gérer son temps, c’est donc bien se gérer soi-même et être conscient de ses choix. Voici quelques conseils pour mieux y parvenir :

  1. Avoir un bureau rangé car le cerveau traite tout ce qui est à sa portée, et tout dossier en vue perturbe et crée une dispersion… Cela évite en outre le temps passé à chercher ! Pour y parvenir, s’habituer à ne prendre chaque papier qu’une seule fois dans sa main et remplacer les feuilles volantes et post-il par un cahier sur lequel on note tout…
  2. Éviter les interruptions qui génèrent un travail en dents de scie, ce qui consomme le double de temps et d’énergie ; ne pas être à disposition mais se rendre disponible en reportant… Etre impitoyable avec le temps tout en restant aimable avec les gens…
  3. Commencer la journée par ce qui déplaît afin de se libérer la tête (ce qui tourne dans la tête utilise une partie de notre énergie et nous rend moins efficace)
  4. Se rappeler que les gens pressés sont nombreux mais que les vraies urgences sont rares… Ne pas se laisser gérer par l’urgence et toujours prioriser ses tâches en fonction de 2 critères : l’importance ET l’urgence. A partir de là 4 types de tâches :
    1. Importante et Urgente : faire
    2. Importante et non urgente : planifier
    3. Non importante et urgente : déléguer si possible, ou sinon, faire
    4. Non urgente et non importante : classer ou jeter !
  5. Dans la mesure où un travail met approximativement le temps que l’on a pour le faire, toujours se fixer des durées et des délais… sinon, on a la sensation d’avoir toute la vie devant soi !
  6. Accepter que planifier son temps, c’est perdre du temps pour en gagner par la suite, et que la planification ne sa fait pas « dans la tête », mais par écrit !
  7. Se faire des listes de tâches quotidiennes mais en restant vigilant : comme une journée ne fait que 24 h, ne pas s’en programmer 28 !
  8. Regrouper les tâches identiques (appels téléphoniques en sortie, classement, photocopies, etc.) pour ne pas avoir à « se rebrancher » plusieurs fois…
  9. Ne pas se laisser gérer par ses mails en allant les voir dès qu’ils arrivent : aller les voir 3 ou 4 fois par jour, à heures à peu près fixes…
  10. et enfin, remplacer l’expression « je n’ai pas le temps » (génératrice d’une sensation de manque et de culpabilité) par « j’ai fait le choix de… » (qui nous rend plus responsable et est donc plus agréable) !

Comment accompagnez-vous les entreprises et les salariés par votre activité ?

J’accompagne des entreprises sur les plans relationnel, management et efficacité avec plusieurs approches :

  • Travail de cohésion d’équipes ou inter-équipes : faire émerger de nouvelles pistes de travail / business par la créativité, renforcer l’efficacité commerciale d’une équipe, rechercher un terrain commun entre plusieurs équipes, etc,
  • Coachings de dirigeants ou de managers souhaitant bénéficier d’un regard extérieur neutre pour balayer les « angles morts » et analyser leurs pratiques diagnostiquer des causes de blocage, lever les obstacles, etc.
  • Coaching de salariés en cas de prise de poste, de problème relationnel, de stress, d’organisation, etc.
  • Formations-action sur mesure : prévention des risques psycho-sociaux, gestion du temps et du stress, conduite d’entretiens, de réunions, accompagnement du changement, prise de parole en public; affirmation de soi, formation de formateurs internes, etc.
  • Aide au recrutement et à la gestion des compétences

Membre du SYCFI (Syndicat des Consultants Formateurs Indépendants), je suis engagée à respecter une Charte Déontologique et une Charte Qualité Professionnelle du Formateur Consultant ; je suis également qualifiée par l’ICPF (Institut de certification des Professions de la Formation) en tant que concepteur de formation, formateur et conseil en formations, expert Formateur Consultant dans les domaines des relations humaines, du management et de l’efficacité personnelle et professionnelle et expert mentor en développement des personnes à leur poste.

Contact : www.danielesimon.eu

Interview développement personnel et gestion du stress réalisée par Emploi et Nous www.emploietnous.fr

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