Développement durable en entreprise, contributeur de réussite !

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Carine, aide les entreprises dans leurs démarches de développement durable, elle vous explique

Les démarches de développement durable, pour une entreprise, sont nombreuses et concernent un comportement responsable, éthique, sociale et humain vis à vis de ses salariés, des clients, des fournisseurs, des partenaires sociaux, de l’environnement… Pour Emploi et nous, Carine nous explique les enjeux :

Présentez-vous

Je m’appelle Carine Poleviak, j’ai 37 ans, pacsée, 1 enfant, d’origine polonaise, je me présente toujours avec humour comme étant une « fille d’ouvrier issue de la diversité »… Je suis dirigeante d’un cabinet conseil NEO MANAGEMENT en performances durables depuis le 2 avril 2013, après 1 an de test / Recherche et développement, le statut de la société est original, puisque j’ai rejoins un collectif d’entrepreneurs sous une formule « coopérative d’activité et d’emploi », qui est une scop qui permet l’accompagnement des porteurs de projets et la mutualisation des ressources supports.

Le cabinet est spécialisé sur l’accompagnement au changement individuel (volet RH) ou collectif (volet organisationnel ou process) sur la performance durable, (en gros le step d’après le développement durable), et donc s’assurer qu’au delà des intentions, ça se traduit par de la performance sur le long terme et que les démarches ne sont pas de façade (green ou socialwatching…) à l’aise avec les sujets économiques, sociaux et environnementaux. Je « surfe » sur toutes les thématiques.

Je suis universitaire de formation en géologie, océanographie et développement durable (niveau thèse), avec un mastere (bac + 6) en fin de parcours universitaire. J’ai 15 ans d’expériences professionnelles dans le monde de la recherche fondamentale (plus de 2 ans en nouvelle calédonie en préparation DEA), et essentiellement en milieu industriel sur les thématiques d’accompagnement aux démarches : organisation, qualité, sécurité, environnement, développement durable, stratégie, et management dans des PME/filiales et grands groupes internationaux des marchés : Mines et Carrières, B.T.P, Nucléaire, Transport, Energie et Aérospace… sur des postes variés de début de carrière salarié, de chargé de missions, responsable QHSE, responsable projets transversaux/achats, jusqu’aux fonctions de direction fin de carrière salariée en : QHSE/Développement Durable, Amélioration continue/Performance et membre actif de comité de direction…

Pourquoi vous êtes-vous lancés dans l’aventure entrepreneuriale ?

J’ai le projet de création d’entreprise depuis les bancs de la fac… Sans forcément savoir que ça prendrait cette forme au final. Je souhaitais, en rêve d’enfant, contribuer, à mon niveau, à changer le monde… à le vendre plus respectueux auprès des hommes et de son environnement. J’avais la passion de suivre, étant enfant, les grands explorateurs comme Cousteau, ou encore le Couple kraft, qui utilisaient leur notoriété pour faire passer des messages forts et sensibiliser les acteurs ou les décideurs, et donc, utiliser leurs compétences pour agir… C’est la raison pour laquelle, j’ai réalisé des études de géologie et d’océanographie pour comprendre l’écosystème dans lequel on vit.

Mais ensuite le monde de la recherche m’a déçu par son côté académique, fermé, réalisant la course aux publications, alors que je suis pragmatique et que je voulais agir avec des actions… je me suis donc tourné vers l’entreprise pour faire passer mes convictions profondes sur l’environnement, la santé/sécurité, et ensuite en qualité, en performance opérationnelle, en organisation,…. j’ai très vite identifié que l’entreprise , à taille humaine de 500 à 2000 personnes était l’environnement adapté pour mener des projets structurants et fédérateurs.. et là j’ai poursuivi une carrière sans faille sur plusieurs plans : progression en projets, en responsabilité, en management, en encadrement, en liberté d’expression sur mes convictions… et toujours ce projet personnel de création en fond… et un jour j’ai rencontré un mur , le fameux plafond de verre qu’on situe aux alentours de 35-37 ans pour une jeune femme dans une industrie un peu traditionnelle de l’aéronautique, et là je me suis dis que c’est un signe, il faut utiliser cette opportunité pour faire son projet de création.. pour être à son tour le porteur de son projet, créer de la valeur et pouvoir contribuer au fait de changer de paradigme, que l’économique revienne à être un outil au profit des hommes et de leur bien-être et pas « une arme de destruction massive ».

Dans ce parcours, j’ai rencontré des hommes et des femmes formidables, des créateurs, des entrepreneurs, des porteurs de projets qui ont fait les mêmes constats, voulant trouver du sens avant tout, et j’ai adhéré également au MOUVES, mouvement des entrepreneurs sociaux avec qui je partage bon nombre de valeurs et qui permet de faire évoluer les lignes, et d’identifier des bonnes pratiques dans le monde de l’économie classique ou celui de l’économie sociale et solidaire.

C’est quoi le développement durable pour une entreprise ? Est-ce un leviers de réussite pour une entreprise ?

Ce que je dis aux entreprises que j’accompagne, c’est que leur développement durable, au delà de la définition classique qui est d’assurer un développement équilibré sur les 3 piliers (économique, sociétale et environnemental), et particulièrement d’assumer ses responsabilités sur des décisions socialement et sur les impacts environnementaux, c’est s’assurer que leurs actions durent dans le temps et non qu’elles soient ponctuelles. Les actions doivent aboutir à des créations de richesse et de valeur ajouté, à développer des d’activités pour maintenir l’emploi et les savoir-faire, ainsi que les métiers, qu’elles aient suffisamment de ressources (humaines, économiques…) pour développer l’innovation et libérer la créativité de leur équipes, et qu’elles se préoccupent de réduire le plus possible les nuisances environnementales et santé à la source de leur activité, pour utiliser des ressources durables, et donc réduire leurs impacts.

Les entreprises ne sont pas forcément dans le faux dans leur actions quotidiennes, il faut juste les aider à classer leurs actions, à les rendre visibles, à hiérarchiser leur obligations réglementaires ou contractuelles, et chasser à tout pris les démarches de façades…. Ce que j’essaye de faire, c’est tout d’abord de repérer les initiatives et les bonnes pratiques pour identifier le positif avant de dire « vous n’y êtes pas », et ceci de les traduir en axes d’amélioration (car on a trop tendance, notamment en France, à montrer les choses qui ne vont pas et ne pas valoriser les bonnes actions…). Si une entreprise me demande « Quel est le retour d’investissement de la démarche ? Quels avantages j’y tire ? Pour quel bénéfice commercial ?  » : je commence par la questionner sur ses valeurs : Quelles valeurs a-t-elle profondément ? Pour l’entreprise, ça doit servir à qui, et à quoi ? car si les premières questions sont du « classique » retour d’investissement elle n’est donc pas prête à se remettre en question profondément sur ses pratiques, la question n’est pas de savoir combien ça va coûter et pour quel retour d’investissement, la question est inverse jusqu’à quand votre activité va vivre si vous continuez comme ça ? car la planète est un univers « physiquement » fini et on ne peut pas faire de la croissance de manière infinie…et les salariés avec leurs compétences clés, sont prêt à s’investir si ils en comprennent le sens et si les entreprises accrochent à l’analyse alors on continue, sinon j’arrête, car je l’ai dis au début je chasse le green et social watching, je ne vais pas semer des graines sur du granit, ça pousse pas, je préfère un bon terreau…

Comment accompagnez-vous les entreprises ?

Je commence à réaliser un diagnostic de leur situation, de leur pratique suivant un guide méthodologique inspiré des pratiques d’évaluation et d’audit RSO/QSE développé par le groupe Afnor, car je suis auditeur de cette organisme, et que j’ai participé à beaucoup de groupe de travaux pluridisciplinaires pour élaborer des outils simples (notamment la plate-forme ISO 26000 du Sud-Ouest).

Ensuite après le diagnostic, on pose les points forts à entretenir, les axes d’améliorations à travailler, et on définit ensemble la meilleure façon de mener à bien les plans d’actions et chantiers (en interne pur, avec apport externe sur certains points, ou autre…), et je développe mon offre sur mesure en accompagnement soit du chef de projet (pour lui transférer un savoir-faire transversal) ou d’un comité de pilotage ou une animation directe d’un ou plusieurs chantiers…ou en déclinant l’accompagnement (ça m’est arrivé une fois, indiquant que la maturité de l’entreprise n’était pas là…, la liberté du dirigeant est aussi celle-là de savoir dire non, ça a fait également progressé l’entreprise dans sa réflexion…).

Dans les offres et le déploiement des projets, j’associe le plus possible des compétences partenaires de mon réseau, car il faut vraiment être modeste sur les questions de développement durable et de performance, on ne peut pas être bon sur tous les leviers, et la diversité fait progresser, moi ma spécialité c’est les processus, et le coaching des personnes qui permet de déclencher des remises en question, d’autres partenaires son plus à l’aise avec les sensibilisations, les formations, ou des analyses techniques, donc on arrive ensemble à répondre aux enjeux de l’entreprise dans la démarche.

J’essaye en fait avant tout de m’appliquer à moi même et mon cabinet les principes que je conseille à mes clients, il y a rien de pire que de voir une différence dans le discours et l’application. Un des créneaux, c’est toujours de développer des projets qui rende les entreprises « autonomes » dans leur approche, pas dépendante de regard externe (c’est le retour d’expérience de ma pratique d’opérationnel de plus de 15 ans..).

Interview entreprise et développement durable réalisée par Emploi et Nous www.emploietnous.fr

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