La notion d’une semaine de travail de quatre jours continue d’intriguer et de séduire. Selon une enquête récente de l’ADP® Research Institute, plus d’un travailleur français sur cinq (22%) estime que cette organisation sera la norme dans son secteur d’activité dans les cinq prochaines années.
Un plébiscite pour la semaine de 4 jours dans certains secteurs
Des secteurs plus enclins à la semaine de 4 jours. Le travailleur français imagine de plus en plus son avenir professionnel au rythme d’une semaine de quatre jours. Dans l’industrie, cette perspective est la plus populaire, avec 31% des salariés voyant cette modalité devenir la norme. Les secteurs de l’informatique et des télécommunications (27%), de l’immobilier et du commerce (25%) emboîtent le pas. A contrario, seuls 15% des travailleurs des médias et de l’information envisagent cette transition.
La rémunération : point d’ancrage pour la semaine de 4 jours
Le salaire, un élément décisif. L’enquête met également en évidence que la conservation du salaire est un critère essentiel pour l’adoption de la semaine de quatre jours. En effet, 37% des personnes interrogées préféreraient travailler 4 jours par semaine tout en conservant le même salaire, malgré des journées de travail plus longues. Une proportion qui augmente encore chez les 25-34 ans (41%), les travailleurs hybrides (40%), les femmes (39%) et les parents (39%).
A l’inverse, seuls 9% des répondants accepteraient de travailler moins de jours par semaine pour un salaire réduit. En cas d’incapacité à obtenir une augmentation, un quart des travailleurs (25%) considérerait la semaine de travail plus courte comme une alternative acceptable.
Flexibilité des horaires : une attente grandissante
Une aspiration à une plus grande flexibilité. Alors que les modèles classiques d’organisation du travail sont en pleine évolution, 18% des travailleurs français envisagent que, dans cinq ans, la flexibilité totale des horaires de travail sera la norme (à condition de remplir leurs missions en termes de productivité et de résultats). Les salariés de la finance (27%), des médias et de l’information (24%) et de l’industrie (23%) sont les plus nombreux à le penser.
Vers une flexibilité accrue des congés payés
Nouvelles tendances pour les congés payés. En parallèle de la semaine de quatre jours, d’autres options pourraient émerger d’ici cinq ans, offrant plus de liberté aux travailleurs. Ainsi, plus d’un quart des travailleurs dans le monde (27%) estime que l’acquisition de jours de congés supplémentaires sera la norme, un pourcentage qui tombe à 11% en France. Pour 18% des travailleurs dans le monde (10% en France), il sera courant d’avoir la possibilité de réduire son salaire en échange de plus de congés annuels.
Selon Carlos Fontelas de Carvalho, Président d’ADP en France et en Suisse, ces résultats démontrent une demande persistante pour un meilleur équilibre entre vie professionnelle et vie privée, une attente qui a clairement pris de l’ampleur au cours des trois dernières années. Toutefois, il souligne également l’importance de rester vigilant face aux risques d’épuisement professionnel, notamment dans le cadre de journées de travail plus longues.
Des défis à relever pour les entreprises
Les enjeux pour les entreprises. La mise en place de la semaine de quatre jours pose également de nombreux défis en termes d’organisation du travail et de maintien du service. Ainsi, « au-delà de ces nouveaux modes de travail, l’enjeu de rétention des talents passera par d’autres leviers comme le plaisir et l’épanouissement au travail, la progression des carrières et les opportunités de formation, très attendues notamment par les plus jeunes collaborateurs » conclut Carlos Fontelas de Carvalho.
L’étude « People at Work 2023 : l’étude Workforce View » a permis d’explorer les comportements des salariés face au monde du travail actuel, ainsi que leurs attentes pour leur futur environnement de travail. En France, 1 912 travailleurs ont été interrogés dans le cadre de cette enquête internationale portant sur plus de 32 000 actifs dans 17 pays.


