Plus d’une trentaine de personnalités du monde politique, associatif ou économique ont écrit une tribune dans le Journal Du Dimanche (JDD) pour appeler à la mise en place d’un chèque bureau pour favoriser le co-working et aider les personnes qui font du télétravail. Si l’idée n’est pas forcément nouvelle et que de plus en plus d’entreprises optent pour le télétravail partiel ou total, quelles sont les chances de voir aboutir un tel dispositif et est-il réalisable à court terme ? Zoom sur les freins et les leviers pour la mise en place de ce chèque bureau.

La question du financement d’un tel dispositif

Comme les tickets restaurant, les chèques cadeaux, les chèques vacances ou les tickets CESU, le chèque bureau pourrait devenir un avantage supplémentaire accordé aux employés qui le demandent par les entreprises qui seraient volontaires. Une partie pourrait être financée par l’employé, une autre par l’entreprise, ou tout pourrait être pris en charge par les entreprises et les collectivités territoriales pour inciter les employés à adopter ce co-working et rompre avec l’isolement à la maison.

À quelques mois des élections présidentielles, cette idée pourrait germer chez certains candidats tout en prenant en compte la partie financement, prise en charge et diagnostic de ce qui existe aujourd’hui (il y a plus de 3000 espaces de co-working en France mais toutes les régions de France ne sont pas équipées de la même façon). Cela pourrait relancer l’économie, le dynamisme des centres-ville où se trouvent ces espaces, et favoriser la stimulation au sein des équipes.

L’avis des entreprises en question

L’autre question serait de savoir s’il faut imposer aux entreprises ce chèque bureau ou si cela doit se faire par accord de branche ou au cas par cas. Si l’entreprise se trouve dans un secteur géographique dépourvu d’espace de co-working, ce chèque bureau pourrait être superfétatoire. Cela pourrait cependant inciter les collectivités territoriales à mettre en place ce type de dispositif et ainsi favoriser la redynamisation des centres-ville et un rééquilibrage au niveau de l’aménagement du territoire.

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