La place de la langue anglaise sur le marché de l’emploi est croissante. De plus en plus d’entreprises françaises, notamment dans le domaine du commerce, font leur entrée sur le marché international. Leur besoin de recruter un candidat maîtrisant l’anglais devient alors indispensable. Un test de niveau d’anglais peut alors s’avérer très utile.

Dans cet article, nous évoquerons les tests habituellement mentionnés sur le CV (Curriculum vitae) des candidats. Nous verrons ensuite l’utilité de proposer d’autres tests oraux ou écrits. Pour terminer, nous aborderons la possibilité d’utiliser des logiciels de tests.

TOEIC, TOEFL, Cambridge English : peut-on se baser uniquement dessus ?

De nombreux candidats mentionnent leurs scores obtenus à différents tests permettant de certifier un niveau d’anglais. Le TOEIC (Test of English for International Communication) est l’un des plus répandus. Les compréhensions orale et écrite y sont évaluées. La personne candidate reçoit l’une des notes suivantes : A1, A2, B1, B2, C1, C2. A1 correspond au niveau le plus faible, et C2 au plus élevé.

Le TOEFL (Test of English as a Foreign Language) est un autre test de niveau d’anglais. Plusieurs versions sont disponibles en fonction de l’objectif poursuivi.

Le Cambridge English évalue la capacité du candidat à s’exprimer dans des situations quotidiennes, en concordance avec le CECRL (Cadre européen commun de référence pour les langues).

La limite de ces tests réside dans la différence parfois avérée entre le résultat obtenu et le niveau oral réel. Il est donc nécessaire, pour un employeur, de proposer un test de positionnement de niveau aux postulants afin de connaître leurs véritables compétences linguistiques.

Entretien oral en anglais : comment procéder ?

De nombreuses entreprises proposent un entretien oral en anglais aux candidats, afin de voir comment ils s’expriment verbalement. Sont-ils capables de tenir aisément une discussion en anglais ? Le vocabulaire technique professionnel est-il acquis ?

Pour obtenir des réponses, la structure du test de niveau d’anglais est souvent la même. Dans un premier temps, le recruteur entame la discussion par des questions simples. Il demande ainsi aux candidats de se présenter, d’évoquer leur parcours professionnel ou encore leurs loisirs. Cela permettra rapidement de vérifier si le niveau de langue annoncé dans le CV est avéré. Viennent ensuite des questions plus précises, qui vont leur permettre de s’exprimer plus longuement : comment s’imaginent-t-ils dans 10 ans ? Comment les décrivent les personnes qui les connaissent ? Les réponses à ces questions ouvertes vont permettre d’en entraîner d’autres dans le cadre d’une discussion.

D’autres questions sur des sujets ne pouvant être préparés au préalable sont ensuite posées. Certains recruteurs observent, en effet, une différence importante de niveau entre la présentation personnelle préparée et la manière de répondre aux questions imprévisibles. Par ailleurs, l’accent du candidat n’a que peu d’importance. Cependant, il faut prêter attention à la prononciation de certains mots, qui pourrait démontrer un certain manque d’expérience en la matière.

Tests écrits : qu’est-il pertinent de proposer ?

Afin de compléter l’entretien oral et d’obtenir une vision globale des compétences linguistiques des candidats, un test de niveau d’anglais écrit est souvent proposé. Il peut prendre plusieurs formes. Il peut notamment s’agir de tests de compréhensions orale et écrite par le biais de QCM (Questionnaire à choix multiples). Par exemple, une phrase professionnelle est lue, dont les candidats doivent choisir la traduction correcte parmi 5 réponses possibles.

Des textes à trous peuvent également être proposés dans le but d’évaluer les niveaux de grammaire et de vocabulaire. Il est aussi possible de demander aux candidats de rédiger un mail en anglais. Quand le niveau d’anglais exigé est élevé, le test de niveau est approfondi. Une étude de cas peut, par exemple, être proposée aux postulants. Ces derniers devront ensuite effectuer un debriefing en anglais qui permettra de déterminer si leur niveau linguistique est suffisamment soutenu.

Logiciels de test : est-ce vraiment une bonne idée ?

De plus en plus utilisés, les logiciels de test possèdent des avantages non négligeables. Ils permettent d’effectuer un premier tri parmi l’ensemble des candidatures reçues, et engendrent un véritable gain de temps pour le recruteur. Ce dernier, même s’il ne parle pas anglais, peut tout de même utiliser et analyser les résultats. Par ailleurs, la correction de ces tests sont conformes avec le CECRL et ses différents niveaux possibles, dans un délai de 48 heures. Le processus est donc assez rapide. Ces logiciels de tests sont, en outre, totalement en ligne. Ils peuvent donc être utilisés au domicile des candidats ou sur le lieu de l’entretien de recrutement.

Proposer un test de niveau d’anglais aux candidats est indispensable dans le but d’effectuer un recrutement efficient. L’enjeu est capital. En effet, d’après le projet Langue et employabilité (LEMP), un tiers des sociétés ont des difficultés pour embaucher un professionnel possédant le niveau d’anglais. Entretien oral, tests écrits et logiciels : il convient au recruteur de déterminer ce qui lui convient le mieux. Avez-vous déjà été confronté à lun de ces tests ?

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