Différents statuts sont possibles pour les managers de transition. Cette catégorie de professionnels peut exercer comme salarié classique, salarié porté, intérimaire ou indépendant.  Chacun de ces statuts possède ses atouts et ses inconvénients. Voyons de manière objective et précise quel statut est le plus intéressant au métier d’interim manager.

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Manager de transition, une solution managériale très appréciée aujourd’hui

Depuis quelques années, le management de transition ou interim management est devenu une alternative importante à l’embauche de dirigeants d’entreprise. De nombreuses entreprises recrutent des managers de transition, surtout lorsqu’elles ont un besoin en urgence ;  elles bénéficient rapidement de l’expertise de cadres supérieurs immédiatement opérationnels.

Le recrutement d’un manager de transition s’effectue via un réseau de managers hautement qualifiés ou une société de management de transition. Une fois le cadre intérimaire embauché, il rejoint l’entreprise, après quoi il peut utiliser son expertise pendant une période définie pour exécuter les tâches qui lui sont confiées.

Management de transition

Les divers statuts possibles d’un manager de transition

Secteur en plein essor, le management de transition offre aujourd’hui un large éventail de possibilités permettant ainsi aux salariés d’opérer sous divers statuts.

Manager de transition en intérim

Sous cette forme juridique, le manager de transition est au service de l’agence d’intérim qui l’emploie. Il perçoit un salaire de cette l’entreprise pour laquelle il travaille en tant que salarié. Bien que l’intérim soit historiquement associé au secteur du management de transition, ce n’est plus le statut d’emploi privilégié des managers. Nous verrons tout cela en détail plus bas dans l’article.

Manager de transition en CDD

Une entreprise peut choisir d’embaucher un manager de transition en CDD et bénéficier ainsi de son expertise pendant une période déterminée. Si cette solution apporte une certaine sécurité au manager de transition, elle ne lui offre pas la même flexibilité que les autres options.    

Manager de transition en SASU ou EURL

Le manager de transition peut également opter pour une SASU ou EURL. Ces statuts s’adressent principalement aux personnes qui envisagent d’exercer en société unipersonnelle, donc en toute autonomie. Si chacun de ces modèles offre plus de liberté dans leur fonctionnement, ils possèdent tout de même un régime social différent. 

Le gérant associé unique d’une EURL bénéficie du statut de travailleur non salarié (TNS). Ce statut fournit une protection sociale moindre, en revanche les cotisations sont moins élevées. La rémunération est donc plus importante en EURL.

En tant que président associé unique de la SASU, il bénéficie du statut de salarié assimilé et tous les avantages que cela comporte donc une meilleure protection sociale. Cependant, les charges sont plus élevées et la SASU implique des formalités de création plus complexes qu’une EURL.

Bon à savoir : le statut micro-entrepreneur est déconseillé aux managers de transition à cause de sa protection minimale et aussi par rapport à son système de seuils de chiffre d’affaires de 70 000 euros.

Manager de transition en portage salarial

S’il est souvent confondu avec l’intérim, le manager de transition en portage salarial opère selon un système assez différent. Ce statut lui donne accès aux avantages du statut de salarié, dont une meilleure protection sociale et l’assurance chômage, tout en ayant une liberté du choix de ses missions, et aussi la capacité de fixer ses tarifs directement avec ses clients. En outre, il se dispense des tâches administratives, prises en charge par la société de portage salarial.

Quels sont les statuts préférés des managers ?

Précision : cette conclusion repose sur une appréciation statistique. Selon un rapport de l’A2MT (l’association des managers de transition) en 2016, sur 3000 managers sondés, 41,3 % d’entre eux préféraient le portage salarial contre 40 % en faveur des statuts SASU ou EURL. Alors que 19 % seulement travaillaient sous CDD.

C’est donc le portage salarial le statut numéro 1 dans l’intérim management depuis que celui-ci s’est démocratisé auprès du grand public. Ce statut a connu rapidement un succès sur le territoire français puisqu’en 2014, il ne représentait que 32 % des statuts possibles.   

Le manager de transition se plait surtout dans ce schéma tripartite dont il fait partie avec l’entreprise cliente et la société de portage salarial. En tant que salarié porté, il n’a pas à se soucier des formalités administratives et comptables liées à son activité. Toutes ces démarches sont gérées par l’entreprise de portage, ce qui offre plus de liberté et de temps au manager de transition. Pour l’entreprise cliente, utiliser le portage salarial est le meilleur moyen pour trouver un manager intérimaire qualifié et immédiatement opérationnel pouvant consacrer l’essentiel de son temps à l’accomplissement de ses missions. Cette solution procure également un avantage économique, puisqu’elle permet de maîtriser les coûts tout en améliorant les résultats délivrés par l’entreprise.

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